Le bio, de quoi parle-t-on ?

le bio et l'emploi

Lorsque l’on parle de bio, nous pensons tous en premier lieu à l’agriculture, néanmoins il ne faut pas oublier le volet lié à l’élevage qui représente un pan important de la filière biologique. Dans les deux cas le label « biologique » induit des contraintes pour les exploitants que nous vous présentons ici

L’agriculture biologique

En plus des aspects traditionnels (rendements, le type de sols, le climat ,…) , elle cherche à apporter des solutions aux changements climatiques en intégrant des notions environnementales, de biodiversité, ….

Afin de préserver le sol, les nappes phréatiques et l’environnement les pesticides, les produits chimiques de synthèse (engrais chimiques..) et les OGM sont interdits. En agriculture traditionnelle, ces éléments permettent de simplifier l’entretien des parcelles ainsi que d’améliorer les rendements ou de préserver les cultures faces à insectes ravageurs par exemple.

Les agriculteurs biologiques vont s’en remettre à des méthodes plus naturelles. Par exemple, pour améliorer la fertilité du sol, ils utilisent une rotation des cultures (méthode également employée en agriculture classique) qui permet au sol de se régénérer. En effet, les plants puisent dans la terre différents minéraux ou nutriments ; en passant d’une plante qui puise l’azote dans le sol à une plante en produit, le sol s’enrichit naturellement en azote, ce qui évite le recours à l’azote synthétique.

Pour fertiliser le sol, ils utilisent également des engrais ou des amendements d’origine naturelle, par exemple le compost, en laissent ainsi la nature faire son œuvre sur les restes sur les matières organiques (épluchure, feuilles, etc.).

Toutefois ces méthodes alternatives aux engrais, et pesticides demandent plus de main d’œuvre et diminuent le rendement des champs, ce qui explique notamment le prix plus élevé des produits biologiques.

L’élevage biologique

Concernant, l’élevage biologique il y a également des critères qui s’ajoutent à l’élevage traditionnel. Il s’agit du respect du bien-être animal et d’une alimentation biologique. Un élevage de poules en batterie ne pourra pas être biologique, car l’élevage hors sols est interdit. Chaque animal doit bénéficier d’un espace bien aéré, avec de la lumière ; une surface minimum paillée, lui permettant de se déplacer librement. La densité des animaux est limitée en fonction de la taille des bâtiments. Les traitements hormonaux, le clonage et le transfert d’embryon sont interdits. Concernant le soin des animaux, il est donné la priorité aux médecines douces.

Les aspects pris en compte par les producteurs biologiques exposés ici ne sont que les aspects les plus généraux. Selon le type de production ou d’élevage des cahiers des charges spécifiques doivent être mis en œuvre par l’exploitant pour pouvoir prétendre à l’appellation élevage biologique. Cette appellation, comme toutes les certifications, a un coût. Il revient à l’exploitant d’engager un organisme certificateur pour obtenir ou non cette certification et se donner les moyens de passer l’audit.

Source : agence bio

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